10 mars 2014 | Geneviève

Idem – Rioja atypique en importation privée

Tel son maître, un vin espagnol élégant et raffiné. Découvrez des arômes de framboise , de cerise et un délicat soupçon de poivre et d’épices. La finale est nette, longue et d’allonge sur  une grande fraîcheur et une pointe minérale. C’est moyennement corsé et ça se dompte facilement, surtout lorsqu’on l’accompagne d’une viande grillée. À noter, cette cuvée était anciennement nommée «Gabacho»,  mais Olivier a été forcé de changer le nom par le gouvernement espagnol …

 

idem

Olivier Rivière Vinos  Rioja Idem – 2012

Importation Privée en caisse de 6 bouteilles

28,55 $ disponible en ligne

Appellation : Rioja, Espagne
Encépagement : 50% tempranillo, 50% graciano
Vignes: 35 et 100 ans en culture biologique

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Olivier Rivière

Olivier Rivière

Olivier Rivière

Olivier Rivière est de ces jeunes vignerons français qui ont choisi de s’installer hors de France, un mélange de concours de circonstances et de goût de l’expérience et de l’aventure. Aller voir ailleurs : au bout du compte, un beau parcours original qui n’en est qu’à ses premières étapes.

Comment êtes-vous arrivé en Espagne ?
J’ai fait mes premières armes dans le Sud-Ouest – chez Élian Da Ros dans les Côtes-du-Marmandais – et en Bourgogne – chez Lalou Bize-Leroy puis Fred Cossard –, mais en 2004 j’ai eu l’opportunité d’aller travailler en Espagne, dans la Rioja, chez Telmo Rodriguez, un des plus célèbres “winemakers” espagnols. Et finalement j’y suis resté ! En 2006 je me suis installé en créant un petit “négoce” à partir d’achats de raisins dans la Rioja et en signant mes premiers vins sous mon nom. Puis en 2009, j’ai acquis mes premières vignes dans la région de l’Arlanza, en Castille-et-León, au sud de Burgos et au nord de la fameuse appellation Ribera del Duero.

Finalement, pourquoi l’Espagne ?
Au départ, c’est parce que j’ai eu une proposition de travail et que j’avais envie d’une expérience à l’étranger. En Espagne, j’ai senti qu’il y avait vraiment quelque chose à faire, à l’opposé de l’image des vins espagnols, qui est souvent celle de rouges alcooleux et lourdement boisés… mais avec de très beaux terroirs au grand potentiel. Il y a là un challenge, avec beaucoup plus d’opportunités qu’en France… On y trouve un riche patrimoine génétique, des cépages autochtones de grand caractère, et des vieilles vignes. Ça ouvre des perspectives qui m’ont très vite intéressé, surtout dans la démarche qui est la mienne, avec des vignes travaillées et sans produits chimiques…

Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je vinifie en Rioja environ 15 ha de vignes, réparties entre les régions Rioja Baja et Rioja Alta, auxquelles viennent de s’ajouter 4 ha en Rioja Alavesa, ainsi que mes 4 ha en appellation Arlanza. C’est un peu compliqué, parce qu’il y a quelque 200 km de distance entre les deux régions, et qu’il faut deux chais… Mais l’expérience est très intéressante entre deux appellations si différentes : la Rioja est une grande appellation célèbre, tandis qu’Arlanza est une petite appellation, environ 400 ha, de très récente création, en 2007, à faire découvrir et où presque tout est à construire. Le cépage principal est dans les deux cas le tempranillo – ou tinta del país –, mais la Rioja, sur des terres d’alluvions sablonneuses, offre en outre de belles vignes de grenache, graciano et mazuelo (carignan) qui jouent un rôle important, et même majeur, dans mes riojas. Autour du village de Covarrubias, proche de la rivière Arlanza, les vieilles vignes de tinta del país se situent sur des sols de graves à 950/1 000 m d’altitude : la maturation lente et tardive des raisins contribuent à une grande fraîcheur. Deux terroirs, deux histoires, et deux types de vins, c’est ce qui est passionnant… Un vrai challenge !

source: Aggrape coeur

PUBLIÉ DANS: Boire du réZin, Producteurs

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