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10 décembre 2013 | Geneviève

Et bonne année grand-mère!

Un tout petit chuchotement dans le verre, un long cordon de petites bulles qui monte à la surface… Lorsque vous dégustez un vin mousseux, j’estime ces deux facteurs comme étant essentiels à considérer pour savoir si, somme toute il vous plait et si également, vous désirez en recommander une coupe ! Par contre, si vous souhaitez évaluer une bouteille comme un pro ou si vous désirez évaluer avec justesse vos précieux achats, voici 5 facteurs à surveiller.

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1.L’apparence des bulles

Pour les vins mousseux de meilleure qualité, les bulles seront visuellement plus petites, voire minuscules. Un flux continu de ces petites bulles montera de la base de votre verre. On l’appelle le cordon. On observera chez un mousseaux de moindre qualité, une bulle plus grosse et aléatoire. Ne vous inquiétez pas si vous ne voyez pas de bulles du tout, ce pourrait être la verrerie utilisée, la température de service, de mauvaises conditions de garde ou peut-être même votre vision qui trahit votre âge!

A savoir : Le verre influe sur la qualité du dégagement de la bulle . Sa forme (en tulipe ou évasée), l’état de ses parois (lisse ou rayé) et sa propreté risquent de perturber toute observation sérieuse. On peut s’en convaincre facilement en regardant plusieurs verres sur une même table, remplis du même vin mousseux. Aucun n’offrira le même cordon de bulles. Évitez alors de vous prendre trop au sérieux!

 

2. Les arômes

Les arômes sont propulsés hors du verre par le gaz carbonique qui peut parfois prendre le dessus. Il faut donc éloigner son verre et laisser monter les flaveurs lentement.

Lors du premier coup de nez, on note nos impressions en notation de force et d’harmonie. La puissance aromatique se note de faible à intense. L’harmonie va de simple à complexe. Les arômes peuvent se classer en arômes en primaires, fermentaires ou tertiaires de même manière que pour les autres vins.

3. La sensation en bouche

On évitera par exemple de faire tourner le vin dans la bouche pour ne pas l’agresser avec trop de gaz carbonique qui viendrait anesthésier toute réponse des papilles. La première impression est d’ailleurs celle-là : l’abondance et la finesse du gaz en bouche. On pourra le qualifier d’envahissant ou de discret, de fin ou de grossier, d’agressif ou de crémeux. Si la bouche vous rappelle la bière d’épinette ou le Coca-Cola vous n’êtes pas en route vers la gloire!

4.L’équilibre

Un vin mousseux peut être trop sucré ou trop sec selon vos goûts personnels. L’important est de considérer le rapport entre l’acidité et le sucre. Le plus équilibré il est, meilleur il sera en bouche. Lorsque l’acidité et le sucre dansent un tango sur le bon tempo, on assiste à une performance inoubliable.

5. La texture

Finalement, pour cet aspect, c’est selon vos préférences. Certains préféreront une texture crémeuse, tandis que d’autres préféreront une bouche vineuse et plus droite. Une texture crémeuse est souvent associée aux mousseux de type «méthode traditionnelle». Elle est fréquemment le résultat d’un vieillissement prolongé sur lies. (Lies = dépôts de levures mortes ou de levures résiduelles.)

Avant d’être un mousseux, celui-ci est un vin tranquille soumis aux mêmes paramètres (cépages/climats/terroirs) que tout autre vin. Il est donc important de choisir un producteur honnête et de talent!

La suggestion réZin:

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Domaine Vincent Carême Vouvray brut 2011 22,90$

«La robe est dorée, le bouquet pénétrant, marqué par des notes un peu rancio, genre noix rances, rappelant les Finos (xérès). En bouche, des saveurs relevées, du corps, avec beaucoup de caractère. Et sans doute aurais-je dû mieux le noter… 100% Chenin blanc. Une exception, car j’ai goûté ce vin dans d’autres circonstances, et à bouteille découverte.»
JACQUES BENOIT, La Presse

 

PUBLIÉ DANS: Boire du réZin

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