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12 mars 2014 | Geneviève

Quand le gaz est là, «Shake it»!

Samedi soir, un restaurateur au bout du fil:

«Allo Geneviève, nous avons un petit problème: nous avons ouvert ton «Gaillac rouge» tu sais, celui avec très peu de soufre et l’étiquette farfelue et … à la première gorgée ça pétille!»

Il y a du gaz dans le vin!

Pourquoi ? Sachez tout d’abord que c’est naturel. La fermentation transforme le sucre du jus de raisin en alcool et produit du gaz : le CO2.

Est-ce un défaut, doit-on le retourner ? Pas nécessairement. Ça peut être un défaut, mais plus possiblement une intention, surtout dans le cas des vins vendus à la SAQ. Si à la dégustation le gaz est trop présent et que ça ne sent pas bon, bref si ça dérange, on retourne.

Et quand c’est bon, est-ce que je peux en boire ?  Absolument! Le vigneron a délibérément agi, car le CO2 protège naturellement le vin contre les effets de l’oxygène. Ça lui permet donc de diminuer les doses de soufre ajoutées. Souvent, à la dégustation, ce coté «perlant» lui apporte de la fraîcheur et un petit «je ne sais quoi». Il y a du pep!

De mon côté, je recommande à mes clients de procéder à un «dégazage» pour mieux apprécier ces vins.

Voici comment:

shake

 

Une fois la bouteille ouverte, placez bien votre pouce à l’entrée du goulot et secouez avec vigueur la bouteille. Allez, on «shake» ! Répétez. Ensuite, carafez votre vin et remuez de nouveau. Faites le tour du bloc, appelez votre mère, jetez un coup d’œil à votre fil d’actualité, repoudrez-vous le nez et servez. Un petit 5 minutes en carafe lui fera grand bien.

Du reste, il y a aussi des vins rouges pour lesquels le perlant, voire la mousse, est un désir: c’est le cas des vins « vivace » comme on le dit en Italie (et donc prononcé vi-vaaa-tché), tel le Barbera Verrane. Dans ce cas, le gaz complète la bouche en conférant une texture crémeuse.

À votre santé!

PUBLIÉ DANS: Boire du réZin

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